Janel Grant a récemment révélé avoir découvert, par le biais de documents publics liés à une action en justice des actionnaires de la WWE, que des photos explicites la représentant ont été utilisées dans l’enquête interne de la compagnie sur les accusations de conduite sexuelle inappropriée visant Vince McMahon en 2022, sans qu’elle en ait été informée ni qu’elle ait donné son consentement.
Sur Instagram, Grant a exprimé sa surprise et son indignation après avoir appris que ces images, ainsi que des descriptions graphiques d’échanges, avaient été présentées à un comité spécial chargé de l’enquête. Elle s’interroge notamment sur la diffusion de ces éléments auprès des membres actuels et futurs du conseil d’administration, sans aucune notification aux personnes concernées. Elle a demandé : « Qui a vu ces preuves ? Qui en a eu un compte-rendu ? Où sont conservées ces images et ces rapports ? »
Des témoignages au cœur de l’enquête
Dans le cadre de cette affaire, des dépositions de membres du conseil de la WWE ont été rendues publiques. Michelle McKenna, ancienne administratrice, a indiqué que les messages et photos graphiques reçus lors de l’enquête lui avaient fait comprendre que Vince McMahon ne pouvait plus rester dans l’entreprise, un avis partagé par d’autres directeurs. Elle a également précisé que les faits semblaient relever d’abus sexuels, et potentiellement de trafic sexuel, bien plus graves qu’une simple relation extraconjugale.
Jeffrey Speed, autre ancien membre du conseil, a confirmé avoir vu tardivement des messages de McMahon à Grant et à un catcheur, accompagnés de photos explicites. Il a identifié ce catcheur comme étant Brock Lesnar, précisant que ces échanges validaient partiellement des courriels anonymes évoquant une offre de Grant à d’autres employés.
Nick Khan, président de la WWE, a quant à lui évoqué un compte-rendu très explicite de ces textos présenté par les avocats de la WWE à lui-même et à Stephanie McMahon. Il a reconnu que la situation paraissait « problématique » et annonçait des complications.
Contexte judiciaire et enjeux
Janel Grant a déposé une plainte en janvier 2024 contre Vince McMahon et la WWE, l’accusant d’abus sexuels et de trafic pendant son emploi à la fédération. Le 12 juin, un juge a approuvé une demande conjointe de suspension de la procédure pour engager des discussions en vue d’une possible arbitrage. Un rapport commun sur l’avancée de ces négociations doit être soumis avant le 10 juillet.
Cette affaire met en lumière les difficultés pour la WWE de gérer les conséquences des allégations graves visant son ancien dirigeant, tout en protégeant les droits et la dignité des victimes potentielles. Le cas de Janel Grant rappelle l’importance d’une transparence accrue et d’un encadrement rigoureux dans la gestion des enquêtes internes, notamment lorsque des preuves sensibles sont impliquées.