Le 13 septembre 2001, WWE a tenu une édition spéciale de SmackDown à Houston, au Texas, seulement deux jours après les attentats du 11 septembre. Cette émission est rapidement devenue un moment fort, marquant l’un des premiers grands rassemblements publics aux États-Unis après la tragédie. Le show a été conçu comme un hommage à la nation, avec plusieurs catcheurs prenant la parole pour s’adresser au public et témoigner leur soutien.
Un choix réfléchi malgré le contexte
JBL, qui participait à ce SmackDown, est revenu sur cette décision lors de son podcast Something to Wrestle. Il raconte avoir suivi les événements depuis sa chambre d’hôtel avant d’apprendre que Vince McMahon avait décidé de maintenir le show, initialement prévu deux jours plus tôt mais reporté en raison des attaques. McMahon avait toutefois insisté sur le fait que personne n’était obligé de participer.
« Vince a bien précisé que personne n’était forcé d’être là ou de faire partie du show », explique JBL. « On voulait faire quelque chose pour l’Amérique. »
Un message d’unité et de résilience
Pour les talents présents, organiser ce SmackDown était une façon d’exprimer leur soutien face à l’ampleur du drame. Ils étaient conscients de ne pas pouvoir agir directement sur les événements, mais espéraient offrir une forme de réconfort et montrer que le pays pouvait se relever.
« Pour moi et tous ceux avec qui j’ai parlé, c’était notre manière de dire ‘On est avec vous, Amérique’. On voulait faire quelque chose en quoi on croyait. On ne savait pas si le public serait au rendez-vous ou non », poursuit JBL.
Un show marqué par l’émotion
Ce SmackDown spécial s’est déroulé dans une salle comble, le Compaq Center, et a été diffusé à la télévision comme un symbole fort du retour à la normale pour WWE après l’annulation de la session initiale. Plusieurs lutteurs ont pris la parole pour livrer des messages sur les attentats et rendre hommage aux victimes.